| UN SEDUCTEUR l'islandais toise
de 1,28 á 1,45m .Elevés en troupeau ,très rustiques
, ces petits chevaux sont polyvalents et font preuve d'un caractère
extraordinaire .Capables de porter de poids de 80 á 100 kg,
ils ont un tempérament de feu et une intelligence vive .
Le cheval islandais est avant tout un cheval utilitaire.Il doit
être courageux et indépendant, docile et prèt
á collaborer avec son cavalier ,être simple á
entretenir et posséder un caractère irréprochable.L'islandais
doit posséder au moins quatre allures. La cinquième
l'amble est très souhaitable. Il doit avoir de bonnes proportions
et s'inscrire dans un rectangle. La tête doit être sèche
et expressive, l'encolure souple , longue et bien sortie, de sorte
que le cheval se tienne dans une attitude harmonieuse.L'épaule
doit être longue et oblique, le dos souple, la croupe bien
inclinée large et musclée.Les membres doivent être
vigoureusement développés et sans défauts et
présenter des articulations bien marquées.
2/ LES ISLANDAIS : CHEVAUX DES DIEUX
L'Islande est décrite comme l'ïle du Feu et de la glace.
Ces petits chevaux qui remplissent de fierté leurs éleveurs
sont chaud comme de la lave et résistant comme des blocs
de glace.
1. L'histoire
La scène se joue dans l'Europe du Nord Ouest.L'époque:
le huitième siècle après JC.L'I rlande est
christianisé depuis environs 2 siècles et l'Ecosse
est également devenu un centre de la nouvelle religion qui
se développe depuis la conversion de l'empereur Constentin
en 313.A cette période de nombreuses tribus germaniques abandonnent
les rites chrétiens alors que d'autres ne les ont pas encore
adoptés.Ces tribus qui sont et veulent rester panthéistes,
pratiquaient l'élevage de chevaux sacrés, le sacrifice
rituel de chevaux , et de divers rites de fécondités
liés au cheval.
Le ciel des Dieux du Nord regorgeait d'êtres rageurs des 2
sexes qui, soient se servaient de chevaux, soient en adoptaient
la forme physisque.Le nom de l'arbre sacré "Yggdrasil"
signifie le cheval d'Odin et était à l'origine une
divinité principale vénérée sous la
forme d'un cheval.Le père des Dieux Odin lui même possédait
en Sleipnir, l'étalon aux huit jambes, un fils du Dieu rusé
Loki, qui un jour se transforma en jument.Les Dieux du jour et de
la nuit montaient des chevaux qu'Odin leur avaient donné:
Hrimfaxi amenait la nuit avec sa crinière de givre alors
que Skinfaxi noyait tout dans la lumière du jour avec sa
crinière de feu.
En 786 eu lieu le Synode de Chelsea,et malgré le fait que
l'Angleterre fut à l'époque officiellement chrétienne,
les envoyés du Pape observèrent des rites avec des
chevaux.Dans l'année qui suivit eu lieu la première
invasion païenne de Viking de Norvège , un prémice
de l'invasion de l'Angleterre depuis la scandinavie qui eu lieu
20 ans plus tard.L'Irlande connaissait depuis 795 une invasion viking
qui conduisit à la création de port et de colonies
importantes par les hommes du Nord.Partout en Irlande, Ecosse, Angleterre
et sur les Hébrides, les Shettlands et sur l'Isle de l'Homme
ils possédaient déja des bases de repli.
En Scandinavie même règnaient une caste de guerriers,dont
le mode de vie etait encore fortement imprégné de
religion païenne.A partir du huitième siècle
commença lentement l'évangélisation qui conduisit
lentement à l'intégration à l'Occident chrétien.Le
Moine Bonifatius fut envoyé dans le Nord avec une bulle papale
contre le sacrifice rituel de chevaux et ainsi la propagande pour
le christianisme devint une lutte contre le cheval.Beaucoup refusèrent
les dogmes de la nouvelles religion qui leur interdisait la consommation
duncheval et sa vénération et commençérent
sous la direction de leur chef Ingolfur et Leifur leur recherche
d'un pays idéal que l'on supposait être vers l'ouest.
2. D'où vient-tu, cheval ?
La colonisation de l'Islande partit aussi bien de Norwège
que des iles de l'atlantique ainsi que d'Irlande et d'Ecosse.L'hippologue
écossais James Speed écrivit à ce sujet:
"En l'an 850 la dynastie des Macalpin s'est établie
en Ecosse et la priorité fut donné au christianisme
sur les antiques croyances celtiques.Un édit qui interdisait
la consommation de viande de cheval portat un coup sévère
aux éleveurs écossais qui dépendaient fortement
de leurs troupeaux de chevaux demi-sauvage.Il s'en suivit un exode
y compris des animaux -ils naviguèrent vers le Nord et colonisèrent
l'Islande.(in The Iceland Conection).De manière tout identique
les paysans norvégiens arrivèrent fuyant la tyrannie
du Roi Harald Haarfagr( Schönhaar) qui cherchait à conquérir
tout le pays."
Quels sont les chevaux que ces rudes héros emportèrent
sur leurs bateaux adaptés à la navigation en haute
mer? D'un point de vue communément admis il s'agit de poneys
germains connus depuis Tacite et Césars.Ils étaient
décrits comme laids et petits mais très résistants.Des
mesures comparatives effectués dans des tombes sur les sites
de Gokstad et Oseberg ( dans les 2 cas il s'agit de tombes -bateaux
).Ces mesures montrent de grandes similitudes entre chevaux islandais
et germains.Sur la base de nouvelles études parmi lesquelles
des comparatifs génétiques entre différentes
races de chevaux on peut conclure qu'en plus des origines germanique
( danoise - norvégienne) il y eu une forte composante britannique.
Ce qui confirme, en autres, les écrits de Speed.Les colons
vinrent pour nombres d'entres eux directement de Scandinavie mais
beaucoup furent des Celtes.Très certainement les Danois et
Norvégiens interrompèrent leur voyage sur les iles
britanniques et y découvrirent les bons poneys des Celtes.
En admettant que les chevaux de la Norvège de l'Ouest sont
du type Fjord et que que ceux de la scandinavie du sud des poneys
Gotland nous n'avons qu'une réponse partielle à la
question des origines des chevaux Islandais.Sur les Iles Shettlands
il y avait depuis longtemps la forme naine d'un poney britanNico-scandinave
qui ressemble beaucoup à l' Islandais même s'il est
très nettement plus petit.Les colons à la recherche
de nouvelles terres ont emporté dans leur exil des poneys
dont les origines remontent au poney sauvage d'Europe de l'Ouest.Celà
étant dit comment se fait-il que les chevaux d'Europe du
Nord aient aussi peu de disposition pour les allures latérales
telles que l'amble et le "tölt "? IL n'est pas exclu
que nous ayons à chercher la réponse à cette
question en Espagne où depuis toujours il existe des chevaux
ambleurs et tölteurs que les Romains déjà appréciaient
. De la péninsule ibérique et par les routes commerciales
et celà bien avant la naissance du Christ des chevaux ibériques
atteignirent l'Irlande et l'Ecosse voisine, alors pourquoi pas de
là jusqu'en Islande?
L'Islandais représente du fait de son isolation séculaire
un type de l'ancien poney de l'ouest et du nord de l'Europe.En aucun
cas il ne s'agit d'un descendant du Tarpan, du cheval des germains
ou de n'importe quelle race spécifique mais d'un croisement
homogène dont les composants sont beaucoup plus anciens que
le produit final.
3. L'isolationnisme :haltes aux épidémies
En Islande les pratiques ancestrale continuèrent ,un édit
papal autorisa même la consommation de viande de cheval parcequ'elle
ne réussit jamais à l'interdire!Les combats d'étalons
de mauvaise réputation qui avaient étés interdit
par l'Eglise en 1592 mais qui continuèrent jusqu'en 1850
environ,étaient une autre représentation des anciennes
croyances païennes.Dès l'an 930 fut crée l'Althing
, le parlement islandais, qui interdit l'importation de toutes espèce
animale afin d'empècher l'introduction de maladies contagieuses.Cette
loi ne fut cependant appliquée pleinement qu'en l'an 1200
environet ainsi on peut parler de l'élevage de race pure
à partir de cette date.Depuis l'interdiction de l'importation
et grâce à la diversité des composants génétiques
différents types de chevaux se sont développés.Le
cheval Islandais est d'un type léger adapté à
la selle dans le nord de l'ile alors que dans le sud on privilégie
un type plus lours adapté aux charges lourdes et à
la production de viande.( la viande de cheval à depuis toujours
été une production capitale dans l'économie
islandaise et est encore aujourd'hui une nourriture de base.)
Pendant de nombreux siècles il n'y eu pas de traces écrites
concernant l'élevage de chevaux en Islande.Une exeption cependant
furent les oeuvres de l'évèque Stefan Jonsson von
Skalholt (1491-1518) qui possédait lui-même un grand
troupeau.Vers 1788 le fonctionnaire Olafur Stephensen exigea dans
un article détaillé l'amélioration de la race,
donna des conseils en ce sens et décrivit la situation de
l'époque.De la même manière.son fils Magnùs
se prononça par écrit pour unr sélection rigoureuse
dans le choix des reproducteurs, cependant les premiers pas en ce
sens ne se concrétisèrent que vers 1879.A l'époque
les responsables de l'arrondissement de Skagafjördur décidèrent
que dans chaque commune seraient nommés trois responsables
de l'élevage ayant comme mission de faire respecter les mesures
d'amélioration de la race.Dans l'année qui suivit
eu lieu le premier concours d'élevage avec prîmes à
l'élevage à Skagafjördur considéré
comme le haut lieu de l'élevage.A l'Althing furent édictés
entre 1891 et 1927 les lois directrices en matière d"élevage.
Cependant l'élevage totalement de pure race est remis en
cause par certains zoologues comme Speed, Etherington et d'autres
spécialistes du cheval.Les précités tiennent
des croisement avec des orientaux vers le début du siècle
comme probable.Cette hypothèse même vraie n'aurait
en fait que peu d'incidence étant donné que la sélection
naturelle sur l'île élimine sans faille tous les produits
inadaptés.
Depuis le 19 siècle des poneys d'Islande furent exportés
pour le travail en montagne,cependant à l'époque ils
n'éveillèrent ni attention ni enthousiasme particulier.Après
la deuxième guerre mondiale il y eu en Allemagne une forte
demande pour des petits chevaux de travail sobres et résistants
e vers 1948 eurent lieu les premièrent importations.Il y
eu bien évidemment une forte concurrence des chevaux haflinger
et fjords et pour cause de mécanisation rapide bien peu de
chevaux restèrent en service dans l'agriculture.Cependant
l'on découvrit rapidement que l'Islandais,par ses qualités
sous la selle,sa rusticité et ses allures particulières
correspondait tout particulièrement à l'équitation
de loisirs en pleine expansion.Des auteurs telles que Ursula Bruns
ou Lise Gast contribuèrent à faire connaître
la race à un très large public,c'est ainsi que commença
une ascension fulgurante qui culmine avec sa popularité actuelle.La
population de chevaux islandais à longtemps été
constante entre 30000 et 45000 bètes.Il y eu ,pour cause
de catastrophe naturelle ou d'évolution du marché
des régressions .En 1703 on comptait 27000 poneys,en 1783
déjà 37000 puis il y eut l'éruption du volcan
Lakagir à laquelle seulement 8400 chevaux survécurent.Mais
dès 1804 on comptait déja 27000 poneys et à
la fin du siècle ils étaient 43000.Longtemps la population
stagna jusqu'à ce que la très forte demande européenne
et la demande croissante de viande de cheval fit croître la
population jusqu'à 83000 bètes aujourd'hui avec une
tendance à l'augmentation, les abattages en regression et
une qualité en stagnation.
4. Des moeurs rudes ...
Parceque de nombreuses parties de l'île sont inaccessible
à un véhicule à moteur, les chevaux demeurent
un moyen de transport indispensable.Dans ces régiond le transport
des hommes et du matériel ne peut se faire qu'à dos
de chevaux il en va de même pour la surveillance des troupeaux.Les
chevaux sont d'une part objet de prestige et genétateurs
de devises et d'autre part ils restent des animaux de travail.
En Islande les troupeaux de juments vivent en semi-liberté
, pour les tâches indispensables ,marquage et soins les chevaux
sont parqués dans de grands enclos où ils sont marqués
à l'oreille.Ces rassemblements automnales permettent le tri
entre animaux destinés à l'abattoir et ceux à
l'élevage, ensuite les troupeaux sont conduits à proximité
des fermes et en cas de mauvais temps ils sont complémentés
parfois de poisson séché .Pendant la saison des saillies
les juments sont parqués avec l'étalon choisis dans
des enclos clôturés pour quelques semaines ,le poulinage
se fait en pleine nature.Il est interdit de laisser des étalons
en liberté même agrées à la monte.
Certains éleveurs selectionnent encore selon la coutume ancestrale
des robes, qui trouve vraissemblement ses origines dans d'antiques
croyances religieuses celtes et germaniques.
Bien plus important sont cependant les épreuves de capacités
sous la selle qui concernent les deux sexes.Elles sont régies
par des règles internantionales .L'association internationale
"FEIF" crée en 1949 élabore les directives
à l'élevage ainsi il existe des répertoires
de performances et des épreuves de modèles et allures.
Tous les 4 ans à lieu le "Landsmot" pendant lequel
des poneys présélectionnés sont jugés,
approuvés, et primés.Cette grande fête est également
l'occasion pour les passionés de la race du monde entier
de se rencontrer.
Cependant tous ce qui vient d'Islande ne correspond pas, loin s'en
faut, à la conception européenne d'un cheval utilisable.
L'élevage en semi-liberté sans contact avec l'homme
et les rares manipulations et là, brutales, gâtent
trop souvent le caractère fondamentalement correct du cheval
Islandais.Les méthodes de dressage sont aussi empreinte du
feu et de la glace ! On soumet les chevaux à une douche écossaise
faite de l'alternance de fortes pressions et d' indifférence.
celà peu suffire pour faire un cheval utilitaire mais semble
peu approprié pour former un cheval de loisirs sùr
même avec les enfants.
Les anciens Celtes et Germains aimaient les courses de chevaux,
les combats d'étalons aux issues souvent fatales. Celà
nous paraît barabare aujourd'hui mais il ne faut pas oublier
que ces rituels aux origines religieuses avaient un but pratique
en l'occurence la sélection des individus les plus fort.
Différents modèles pour différentes utilisations
Par bonheur depuis, on a évalué vers des concours
bien plus pacifiques.Ceux-ci sont organisés de manière
particulière en Islande.Les premières courses officielles
des temps modernes eurent lieu en 1874 pour la fête du millénaire
à Akureyri.En 1922 fut crée la première Association
de cavaliers depuis lors il y en a plus de 50.
La particularité de l'équitation islandaise avec les
allures du Tölt et de l'amble s'exporta avec les chevaux.On
ne veut ni ne peut à peine dresser ou monter des chevaux
islandais autrement que selon la méthode traditionnelle.Et
ainsi on apprécie pleinement le confort des allures.Les cavaliers
d'islandais ne peuvent de ce fait à peine accéder
aux concours équestre traditionnel.Ceci à conduit
à la création de concours spécifiques.Les courses
islandaises typiques ont lieu sur des distances de 300 et1500m.
et se courent au galop et à l'amble.Les chevaux ambleurs
peuvent parcourir les 50 premiers mètres au galop et tombent
ensuite dans leur allure.Les épreuves dites d'allure pendant
lesquelles le tölt, les épreuves " 4 " et
"5" allures constituent le clou de ces concours.
3/ quelques conseils simples pour un meilleur
tölt
Voici quelques indications non exaustives pour parvenir a un meilleur
tölt . Il faut d’abord définir si le cheval tend
vers le “quatre allure” ou vers le “cinq allures”
voire le “trois allures”. Bien que cette classification
soit susceptible d’évoluer au cours du travail elle
permet d’établir un programme de travail.
Pour des chevaux à tendance 4 allures :
parmi ces chevaux “4 allures” on distingue ceux qui
tendent vers le trot dans leur tölt ( autrement dit qui ont
tendance à diagonaliser) et ceux qui tendent vers l’amble
( ou qui latéralisent )
Pour ceux qui tendent vers le trot ( ou diagonalisent ):
ces chevaux mobilisent généralement insuffisemment
leur arrière main et “quittent " le tölt pour
le trot. A celà se rajoutent fréquement de mauvaises
attitudes due à des erreurs dans les aides ( trop de mains,
manque d’aides impulsives ) parfois aussi des défectuosités
morphologiques.
- Utiliser le au pas comme base de travail pour améliorer
le rassembler du cheval.
_ Tölter sur des distances courtes ( même si se ne sont
que 3 5 ou 10 mètres ) aussi longtemps que le tölt reste
dans le rythme. Veiller à ce que les transitions tölt/pas
soient propres , ne tirer pas simplement sur les rênes pour
passer au pas mais efforcer vous de mettre le cheval sur la main
, de tendre votre cheval entre vos jambes et vos mains de manière
à ce que le cheval concerve l’activité de son
arrière- main et cède dans la nuque. Ceci est particulirement
important pour des chevaux qui ont une attitude d’encolure
et de nuque trop haute.
- pour ces chevaux ayant une tendance au trot ,adoptez une assiette
positivement tendue tenez vous bien droit et ne vous penchez pas
en avant.
A SUIVRE...
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